Avec son premier groupe, SOLDAFADA, il s'est d'abord produit dans sa ville au festival XXL. Un festival monté par l'association Le Consortium de Paul (pour Paul Eluard, justement) connu des amateurs de vrai hip-hop, bien au-delà des frontières de la Seine-Saint-Denis.
Après avoir été " Découverte du Printemps de Bourges ", en 1998, SOLDAFADA a effectué une vingtaine de dates et enregistré un album
Depuis 99, NAKK poursuit sa carrière en solo. Il s'est notamment produit au Festival de Nyons, en Suisse, aux côtés de la rappeuse Bams, sur l'album de laquelle il apparaît.
Suite discographique à une expérience déjà riche, voici le premier EP éponyme de NAKK. Ce qui séduit chez le rappeur balbynien, c'est son son flow immédiatement reconnaissable, la constante musicalité de sa voix, la façon qu'il a bien à lui de frapper les syllabes. Et aussi l'attention qu'il porte à l'écriture. "Je ne fais pas du rap de caillera", précise t-il. De fait, même s'il raconte la banlieue -mais pas seulement la banlieue- son regard est distancié, réfléchi, souvent drôle. Une leçon de vie, en somme.
"Moi, 1 contre 1, j'me bats, 2 contre 1, j'me défends, gars / A 3, je négocie ça, à plus de 3, t'endends le bruit de mes pas! Vous l'aurez compris, on est ici (très) loin du gangsta-rappeur qui veut nous faire croire qu'il est plus fort que Bruce Lee! "Keskya", également produit par Ivan, n'est pas un texte de plus sur les "bitches" (tasspé, en restant poli) mais plutôt sur les pièges du rap buziness et l'idolâtrie qu'il suscite. (booba, sinik et tous les autres qui vendent de plus en plus leurs cul aux médias)
nakk, un artiste de ouf!